「My Nameless Liberty . . .」
My Wondeяland ft. [The GazettE]
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Ruki

 

LIVE REPORT DIR EN GREY - FEAST OF V SENSES

@ Bataclan de Paris 

 

12.06.2009 - live report par Kasumi

 

 

 

C'était un Zénith plutôt vide qui avait accueilli les Dir en Grey le 10 novembre 2007, live auquel je n'avais pas pu assister mais sans réels regrets, n'étant pas une inconditionnelle de Diru. Le 12 juin dernier, le groupe était néanmoins de retour pour un coupling avec le groupe de metalcore américain Killswitch Engage (pour le meilleur... et pour le pire aussi) avec en bonus, à la surprise de tous, une séance de dédicace prévue dans l'après-midi, juste avant leur concert au Bataclan.

J'avais acheté ma place sans attentes particulières, simplement conquise par Uroboros, leur dernier album en date. Je n'imaginais pas que ce concert allait être un tel festin pour mes yeux et mes oreilles, à défaut de l'être pour mes V senses (palper du métalleux transpirant ou du visualeux surexcité, très peu pour moi).

 

 * *

 

C'est donc avec une peine sans mesure que j'abandonne mes camarades à notre professeur de français pour ce jeudi après-midi mouvementé : dédicace du groupe à la Fnac des Champs Elysées prévue pour 15h, puis concert pour 19h30 au Bataclan. 

Peu avant 14h, je pose le pied devant la Fnac des Champs. Les premiers arrivés sont déjà parqués dans un dédale de barrière... au moins, l'organisation n'est pas à revoir. Attente, comme toujours, en s'occupant comme on peut, et dans ce cas-là, regarder les autres fans est une de mes activités favorites (le petit dandy du 16e à la sacoche Lonchamp et à la chemise Burberry savait-il seulement où il mettait les pieds ?). A peine le temps d'échanger quelques mots avec deux japonaises du staff que déjà je pénètre dans la Fnac. Encore quelques mètres avant d'être devant les Dir en Grey en personne...

Comme je le disais, je n'avais jamais été une inconditionnelle du groupe, et j'ai d'ailleurs mis pas mal de temps à vraiment les apprécier. Mais me retrouver face aux pionniers de la scène "visual", face à ceux dont on parle si souvent, que ce soit avec admiration ou dégoût, m'a provoqué une belle poussée d'adrénaline. J'ai d'abord tendu le livret de mon exemplaire d'Uroboros à Shinya, en essayant d'avoir l'air détendu. Il le signe rapidement et un petit mouvement de tête répond à mon "merci" en japonais, prononcé à la machette (trois ans de japonais pour ça...), puis je passe devant Toshiya qui me fait une signature des plus abstraites, digne d'une des Composition de Kandinsky. J'ai droit à un sourire timide, avant de tendre mon booklet à Kaoru. Et là, Kyô, impassible, qui s'empare de mon livret, le tenant en l'air d'une main, le signant de l'autre avec une grande dextérité... Je n'ai jamais adulé Kyô, je ne l'ai jamais vraiment haï non plus, mais je dois avouer que je l'ai trouvé assez impressionnant sur le moment (en le surplombant d'au moins trois têtes, c'est dire...) Enfin, j'arrive devant Die, sans aucun doute l'un des guitaristes nippons que j'estime le plus, qui me lance un large sourire d'une blancheur éclatante, à faire pâlir plus d'une égérie des campagnes bucco-dentaires. Je m'éclipse, mon précieux entre les mains.

 

 

Les premiers échos des fans se font entendre : "trop froids, trop blasés, trop fatigués, pas assez communicatifs...". Peut-être n'ai-je pas été "déçue" puisque j'y allais sans grandes attentes, et qu'il s'agissait de mon baptême en matière de dédicace, mais ils ne m'ont pas paru si "asociaux". Déjà, j'ai été assez étonnée à l'annonce de la dédicace, ce n'est pas un groupe qui en organise souvent ou qui soit très proche des fans en général. Ils ont donc plutôt été professionnels je dirais. Rien de bien exceptionnel cela dit, mais une première approche qui m'a surtout donné envie de voir ce que ces messieurs proposent en live.

 

 * *

 

Après une petite course dans le métro parisien, direction le Bataclan où quelques fans font déjà la queue. Vers 18h30, entrée dans la salle qui se fera sans la moindre bousculade et où, pour la première fois, je n'ai pas l'impression d'être comme les fesses de Lady Gaga dans son mini short, c'est-à-dire beaucoup trop à l'étroit. Je suis dans les premiers à pénétrer dans le Bataclan et je me choisis donc une place de choix : deuxième rang sur la droite, juste en face de Die. 

Les dernières minutes à attendre sont toujours les plus longues et ce sont de grands cris d'excitation qui accueillent les premières notes de Sa bir, l'intro sombre et orientalisante d'Uroboros. Les très attendus membres de Dir en Grey entrent enfin sur scène pour un premier titre : Obscure ! Le ton est donné : guitares saturées et growl vont de pair avec headbang et pogos. Une excellente ouverture qui a eu de quoi nous chauffer pour la fameuse Merciless Cult, où le public hurle les refrains, répondant aux invitations de Kyô, perché sur sa très chère estrade comme à son habitude. Vient ensuite un des meilleurs titres d'Uroboros : Gaika, Chinmoku ga nemuru koro et son intro envoûtante qui laisse rapidement place à un titre ravageur qui fait des étincelles en live, avec de très beaux refrains assurés par Kyô, qui a d'ailleurs réalisé une excellente performance tout au long du live (même si je n'en doutais pas). Kyô ôte rapidement son haut de survêtement dévoilant ses nombreux tatouages (mais pas que...), et, pour mon plus grand plaisir, les Diru enchaîne avec Stuck Man, piste intense et carrément jouissive, où je savoure les parties de Die à la guitare qui sont un vrai bonheur en concert. 

J'ai eu du mal à apercevoir les autres membres, mais je peux vous assurer que Die, lui, avait l'air de s'éclater autant que nous, entre headbang, sourire ravi et toute langue dehors. Mais les Diru restent en général assez discrets au niveau de la communication directe avec les fans, tout se joue au niveau de la prestation elle-même... pas besoin de s'étaler dans de longs discours foireux en anglais pour être efficace !

Retour à Marrow of a Bone avec GRIEF, piste définitivement faite pour être jouée en live, et qui fait d'autant plus son effet quand on a affaire à un public survolté qui hurle les incessants FUCK YOU avec vigueur... Idéal pour se défouler après une sale journée, ma foi. Mais LE grand moment de ce concert reste The Final pour moi... dire que je n'avais même pas osé espérer la voire figurer dans la setlist ! Je m'époumone sur les refrains, comme le reste de la salle d'ailleurs, qui savoure ce petit cadeau que nous font les Dir en Grey : un très beau moment, baigné de lumière rouge.

Petite accalmie plutôt bienvenue grâce une première séance de vocalises, offerte par Kyô, aux faux airs d'incantations bouddhistes. Un silence religieux s'empare de la salle, qui ne peut que frissonner devant l'atmosphère lourde et étrange qui emplit soudainement la Loco. Belle performance.

Mais le show reprend de plus belle avec Dozing Green, que je connais par coeur et que j'avais hâte de "vivre" en concert ! Malheureusement des problèmes de son surviennent et Kyô est à peine audible... Quelle déception ! Mais tout s'arrange avec la tant attendue et inespérée (vu sa longueur de... dix bonnes minutes !) Vinushka. Y'a pas à dire, elle prend une toute autre dimension en concert et les passages plus violents sont d'autant plus intenses quand ils surviennent que les longs "couplets" susurrés ou chantés par Kyô nous permettent de reprendre notre souffle. 

Nouvelle petit interlude de vocalises, histoire de se ressourcer après les dernières minutes de Vinushka qui ont été particulièrement éprouvantes pour mes cervicales. Mais cette fois-ci la performance de Kyô sera gâchée par quelques cris de protestations venant de fans sûrement trop impatients de voir leurs chers Killswitch Engage sur scène... Le métaleux et le visualeux ne font pas toujours bon ménage, on en a eu la malheureuse confirmation, et c'est ce qui a un peu pesé sur l'ambiance de ce concert... On ne peut certes rien reprocher au groupe mais il manquait quand même un petit quelque chose au niveau du public pour que cette soirée soit inoubliable.

Mais qu'à cela ne tienne, les Diru ont envoyé du lourd jusqu'à bout, et les fans se sont déchaînés sans retenu sur Bugaboo et ses passages de headbang carrément jouissifs, Reikeitsu Nariseba, ou la controversée Agitated Screams of Maggots, qui se révèle en fait être simplement une piste à apprécier en live plus que sur un CD : une tuerie. REPETITION OF HATRED clôture la soirée, et je me demande encore comment ma tête a tenu sur mes épaules jusqu'à la fin. Le groupe fait rapidement ses adieux, trop rapidement même : personne ne s'attarde trop longtemps après les habituels lancers de médiators et malheureusement pas de rappel pour couronner la performance. 

 

 

 * *

 

Une petite impression d'inachevé donc, on aurait tous voulu voir durer le concert un peu plus qu'une heure... C'est un peu regrettable que le groupe ne soit pas revenu en One Man en France cette année, mais il n'empêche qu'il n'y a absolument rien à redire quant à la performance des Diru qui a été tout bonnement explosive, avec de très bonnes surprises dans la setlist comme THE FINAL ou VINUSHKA. On se revoit dans deux ans, c'est bien ça ?

 

 

SETLIST : 

- SA BIR - 

OBSCURE

Merciless Cult

GAIKA, CHINMOKU GA NEMURU KORO

STUCK MAN

GRIEF

THE FINAL

 

- Vocalises -

DOZING GREEN

VINUSHKA

 

- Vocalises - 

BUGABOO

REIKETSU NARISEBA

Agitated Screams of Maggots

REPETITION OF HATRED

27th-Jul-2009 01:57 pm - D'espairsRay live report
Ruki


 PSYCHEDELIC PARADE IN EUROPE
@ La Cigale de Paris

13.07.2009 - live report par Kasumi


 

 

Les D'espairsRay et la France, c'est une belle histoire d'amour qui a commencé en octobre 2004, avec leur tout premier concert en dehors de l'archipel. Ca a de quoi créer des liens, forcément. De retour en 2005 pour un coupling avec le groupe Kagerou, ils avaient un peu délaissé le vieux continent depuis. Alors qu'on ne les attendait (presque) plus, c'est en 2009, l'année de leur 10 ans d'existence, qu'ils décident de remettre ça. Et vous vous imaginez bien que j'avais ma place dès le premier jour des ventes.

11 juillet, enfin, retour dans notre belle capitale pour la provinciale que je suis. J'attendais avec impatience de pouvoir fouler à nouveau le sol parisien, synonyme de deux jours de folie en compagnie des D'espairsRay : dédicace le 12 juillet à 16h au Hardrock Café, et surtout, concert le lendemain à La Cigale. 

 

• 12 juillet 2009 - Dédicace au Hard Rock Café

 

N'ayant rien de mieux à faire de ma journée je me lève aux aurores, enfile une petite robe, et, quelques boucles dans les cheveux et mètres de plâtre sur la figure plus tard, je rejoins une amie sur le ô confortable trottoir qui borde le Hardrock Café, où une dizaine de personne attend déjà depuis la veille. Il fait un froid glacial pour une matinée de juillet et l'attente a été pas mal longue (si longue que j'ai lu plus d'une centaine de pages de l'Education Sentimentale, c'est dire). Mais grâce à de bonnes rencontres, le temps est passé beaucoup plus vite.

 

Vers 14h, une touffe brune, suivie de peu d'une touffe blonde, entre dans le Café. Peu de fans les auront reconnus (mise à part votre chère reporter et quelques personnes attentives), mais HIZUMI et TSUKASA viennent de faire leur entrée, rejoints rapidement par ZERO et Karyu, pour s'établir au second étage qui leur a été aménagé. Malgré le soleil qui pointe enfin le bout de ses rayons, les dernières minutes sont assez insupportables.

 

16h30, enfin, on nous fait passer par groupe de vingt personnes à chaque fois, et je suis une des premières du second groupe. Je monte à l'étage : lumière très tamisée, et live du groupe en guise d'audio, ambiance parfaite pour un tête-à-tête avec les D'espairsRay qui attendent les fans au fond de la salle. Les membres du staff nous donnent les premières instructions : pas de photo, pas de vidéo, pas de cadeau en main propre (dommage pour les fans... enfin moi je n'avais rien à offrir si ce n'est ma personne et mon décolleté donc ça m'allait parfaitement). 

 

Etant d'un naturel plutôt angoissé, je n'ai pas réussi à avoir l'air détendu longtemps. Mon tour arrive, et je me retrouve en face de  HIZUMI, qui n'a pas jugé nécessaire un quelconque artifice pour cette séance de dédicace (bonne surprise... ce garçon n'est vraiment pas photogénique, en fait). Bref, comme atteinte de parkinson sous le coup du stresse, je lui tends mon booklet de MIRROR ouvert sur sa page et pendant qu'il me la signe je le complimente sur sa voix et ses paroles de la façon la plus constructive qui soit. Il me serre la main en me faisant un grand sourire, tout en me remerciant en japonais. Mais une japonaise du staff lui lance un petit coup de coude discret...  «À Rome, fais comme les Romains», c'est MERCI qu'il faut répondre. HIZUMI me gratifie donc d'un "merushi" des plus frenchie, avant de me laisser à l'intimidant TSUKASA, qui affiche une nouvelle couleur tirant sur le blond, pour un résultat des plus mitigés. Me débattant pendant d'interminables secondes avec mon booklet, je finis par le lui tendre, il me le signe, me serre la main, et je le remercie puis lui dis "à demain" en japonais. Content d'entendre sa langue chérie, il acquiesce en faisant des "oh-oh" d'une voix étonnement grave. Suit Karyu, le seul qui ne s'assume pas sans maquillage : de grandes lunettes de rockstar barrent son visage. Sans la moindre marque de lassitude, il dédicace mon livret, me sourit, me remercie, me serre la main et répond à mon "à demain". Enfin vient, ZERO dont le fameux sourire ferait fondre n'importe qui. Mais maladroite que je suis, je perds mes moyens et ZERO, compréhensif, me fait signe qu'il va s'en charger. Il cherche donc tout seul sa page, signe et me tend spontanément une main que je serre avec plaisir. Lui précisant que la basse est aussi ma petite passion, il me resserre la main une seconde fois avec un grand sourire. Un dernier au revoir et c'est déjà fini... Enfin pas pour tous, certains fans se paient le luxe de remonter pour un second tour. 

 

Retour à l'extérieur où l'on attend que les membres sortent. TSUKASA et Karyu débarquent en premier, et en bons japonais qui se respectent, ils ont leurs appareils photos à la main et filment la foule. HIZUMI et ZERO les suivent de près, et même de si près que HIZUMI manque de se prendre l'appareil photo de Karyu dans les dents (qui ne méritaient pas de traitement si rude, déjà qu'elles sont loin d'être parfaites...); mais fort heureusement ses réflexes sont encore pleinement opérationnels à trente ans passés et c'est par une esquive digne de celle de Keanu Reeves dans Matrix qu'il l'évite de justesse sous les rires amusés des fans. Derniers encouragements pour le live du lendemain, et les D'espairsRay se faufilent dans leurs taxis. 

 

Un moment qui est passé bien vite, mais un excellent moment. Alors que les Diru s'étaient contentés du minimum, les D'espairsRay, eux, n'ont pas lésiné sur les sourires, les poignées de main, et les échanges avec les fans (ZERO est une vraie piplette d'ailleurs) ; la communication a vraiment été parfaite. Très cool, les mecs. Mon impatience et mes attentes pour le concert étaient comme décuplées. Mais je leur faisais d'ores et déjà confiance pour transmettre le même enthousiasme et la même bonne humeur en concert.

 

 

• 13 juillet 2009 - Concert @ La Cigale

 

De bonne heure de bonne humeur ! Arrivée aux alentours de 8h à la Cigale, une quarantaine de personne m'a déjà précédée, pour la plupart présentes depuis la veille (c'est décidément devenu une véritable habitude pour les concerts de visual !). L'attente a été plutôt sympathique, entre bronzette, papotage, et bien sûr, écoute de REDEEMER. Mais elle est devenue vraiment pénible après 16h, une fois qu'on était tous serrés comme des harengs sur le trottoir à cause de personnes peu civilisées qui essayaient de se faufiler discrètement dans la première partie de la queue.

 

Un peu avant 19h, les portes s'ouvrent enfin. Etant arrivée très tôt, j'ai une place de choix, aux premières loges : deuxième rang entre HIZUMI et ZERO. Le début du concert étant à 20h, j'ai le loisir d'admirer un peu la salle ; très jolie avec ses colonnes et ses moulures, un Bataclan beaucoup plus intimiste ; la scène est dissimulée derrière un large rideau rouge en velours. Mais les balcons de La Cigale resteront fermés pour ce soir, et la fosse se remplissant progressivement, on s'y sent rapidement à l'étroit bien qu'elle soit beaucoup plus large que celle de La Loco. 

 

Soudain, alors que je n'y croyais plus (12h d'attente dans les mollets, je les sentais BIEN là quoi), un mec du staff arrive avec un micro, synonyme d'un début de concert imminent ; quelques instructions (pas de photos, pas le droit de monter sur scène etc...) et une bonne nouvelle : avec plus de 900 places vendues, nous sommes les premiers de cette tournée !  Et le rideau s'ouvre enfin, dévoilant de mon côté HIZUMI vêtu d'une petite chemise aux motifs reptiliens boutonnée qu'au milieu de son torse, ses cheveux bruns mi-longs lui couvrant le visage, puis ZERO qui porte une petite chemise et un débardeur avec une cravate argentée de toute beauté. 


 

Aux premières notes de Lizard, titre qui ouvre leur dernier album REDEEMER, toute l'énergie latente se libère ! Chez le public d'une part, entre cris et pogos qui commencent fort, rendant la fosse assez irrespirable dès les premières minutes ; mais aussi chez les D'espairsRay qui headbanguent et bougent déjà beaucoup, se donnant vraiment à fond. Ambiance explosive dès le départ qui ne risque pas de retomber avec REDEEMER (passage obligé, j'ai envie de dire) ! HIZUMI envoie valser son pied de micro pour mieux se déhancher sur les premiers rifts, et on se prépare tous à répondre à ses "screaming out your emotions" ou accompagner les "DOWN DOWN!" et autres "NOW NOW!"... Y'a pas à dire, le titre est d'autant plus énorme en concert, et ce qui est particulièrement jouissif, c'est de pouvoir y participer. La pression dans la fosse est de plus en plus intenable, mais soit, les D'espairsRay enchaînent avec un de mes morceaux fétiches, TRICKSTER, pas le moment de flancher... et ça aurait été regrettable ! Puis un petit sample électro retentit, annonçant Scissors, la face B de Kamikaze, bonne surprise, mais surprise violente. Je n'ai pas vraiment pu m'éclater autant que je l'aurais voulu sur le titre à cause des mouvements de foules à l'arrière de la fosse qui ont entraîné avec eux les premiers malaises...

 

Une petite pause s'imposait grandement et c'est avec un certain soulagement que j'accueille Kohaku, ma balade coup de coeur de REDEEMER. Ah, ces envolées de HIZUMI dans les refrains... un vrai bonheur, j'en ai eu des frissons ! Toute la salle savoure cette piste calme et envoûtante pour mieux accueillir Grudge... Explosion de joie pour ce titre sombre et plutôt violent que beaucoup espéraient sans vraiment y croire. Sacré moment épique pour mes cervicales ! Les D'espairsRay envoient une énergie démente : ZERO est une véritable pile électrique, HIZUMI nous invite à lever le point et crier avec lui, Karyu traite sa coiffure avec peu de ménagement, TSUKASA... hum, eh bien il frappe avec vigueur sur sa batterie. Et donc nous, forcément, on y a été plus que réceptifs. HIZUMI nous applaudit même à la fin du titre, puis il laisse la vedette à Karyu et ZERO qui se lancent dans un petit battle ; petite initiative plus que sympathique pour éviter que le public refroidisse tout en lui permettant de se remettre un peu de la tempête qu'à été Grudge (les solos de basse étaient tout bonnement énormes ! Quel plaisir d'entendre le doux son de la ESP de ZERO). Bon, c'était peut-être pour les chauffer eux aussi, en rockstars qui se respectent, ils avaient l'air d'apprécier de se faire acclamer par une foule en délire. Puis c'est parti pour Sixty∞Nine, un autre de mes titres fétiches. Vous imaginez bien qu'avec un titre pareil, la chaleur est montée d'un cran dans la salle et que le seul petit bouton qui retenait la chemise de HIZUMI a très vite sauté... Refrains sensuels et pont plutôt violent qui requiert une grande participation du public pour répondre avec vigueur aux cris de HIZUMI (et je peux vous assurer qu'on a été plus qu'à la hauteur). 

Ambiance explosive, réceptivité du public aux invitations du groupe, communication excellente... Y'a pas à dire, le show s'annonce parfait dès les premières chansons. Elles s'enchaînent à merveille, avec de petits moment de répit entre les titres les plus intenses, le son est très bon et personne n'est laissé de côté (on entend d'ailleurs beaucoup mieux les lignes de basse de ZERO que sur les versions studio, pour mon plus grand plaisir), l'éclairage, qui baigne souvent la salle dans les tons rouges pour les chansons violentes et dans les tons plus bleus, plus sombres, pour les balades, ajoute son petit effet à l'ambiance. HIZUMI nous offre une performance vocale irréprochable, passant avec une aisance déconcertante de voix claire en deadvoice ou growl, et il déborde d'énergie, nous invitant sans cesse à participer, TSUKASA est hum... disons, toujours concentré, Karyu et ZERO ne sont pas avares de leur jeu de scène, ce qui est plutôt agréable, et occupent bien l'espace, n'hésitant pas à s'approcher des fans du premier rang (qui auront eu tout le loisir de vérifier qu'ils étaient bien présents en chair et en os... surtout en chair d'ailleurs). Petit bonus pour le sourire de ZERO, affiché pendant les 2h30 de concert, et tout ça sans qu'il ne laisse transparaître le moindre signe de crampe !  Les membres avaient donc l'air de s'éclater autant (si ce n'est plus !) que nous, et c'est plus que plaisant à voir. Ils sont très très proches du public d'une part, mais aussi entre eux, affichant une grande complicité, sans tomber dans le fanservice racoleur et dérangeant. Bref, rien à redire sur le groupe quoi.

 

Entre un Desert, un Masquerade, et un Angeldust fort sympathiques, un himalaya de perfection : Infection. Du D'espairsRay sombre et prenant, LE titre de Coll:set qui est tout particulier pour moi, et sûrement pour beaucoup si on se réfère au nombre important de fans qui ont chanté en coeur avec HIZUMI. Moment fort en émotion qui s'est achevé beaucoup trop vite à mon goût. Mais dès les premières notes de MIRROR, j'étais vite remise de ma déception. Efficace, nouvel exemple de ce petit truc qui passait entre le groupe et la salle, allant au-delà de la simple communication réussie : des D'espairsRay toujours déchaînés et enthousiastes et un public qui chantait tous les refrains, poussait de tonitruants "BREAK THE MIRROR !" qui auraient pu nous porter malheur pour 107 ans s'il y avait eu quelques miroirs imprudents dans la salle. 

 

Nouvel petite pause bienvenue avec Paradoxe5, mais je me dis, ouais bon, je m'en serais bien passé de celle-là. Et bien, je peux vous dire que j'aurais raté quelque chose ! Lumière bleutée et intro reposante d'inspiration bouddhiste, HIZUMI rejoint ses mains en signe de prière, et un silence religieux s'empare de la salle, de la première à la dernière seconde... une véritable communion. La mise en scène a sûrement beaucoup joué, mais la sincérité de la prestation aussi, et je ne vois plus Paradox5 de la même façon ! De vrais showmens ces D'espairsRay, ils arrivent à faire apprécier leurs titres les moins exceptionnels, et ça le plus naturellement du monde (ils auront aussi réussi à me faire adorer Yozora un peu plus tard, alors que bon, elle est sympa mais vraiment sans plus - mis à part le solo de basse -). Je ne vous parle pas de ce qu'ils peuvent donc faire sur les titres exceptionnels et incontournables comme Garnet... C'est avec une euphorie sans mesure que la salle hurle les nombreux "DAYS, I WANNA DIE !". Retour à quelque chose de plus optimiste grâce à HORIZON. J'ai vraiment eu du mal à reconnaître la chanson tellement la précédente m'avait sonnée, mais aux fameux "WOWOWOWOW", plus de doute... Bonne humeur au rendez-vous ! Et alors que je ne l'espérais même plus, Screen, sûrement la plus belle chanson du groupe à mes yeux. Sublime, magnifique, prenante... la voix de HIZUMI prend aux tripes, à tel point qu'il aurait presque pu m'arracher une petite larme. 

 

On sent doucement que la fin approche... Après un excellent KAMIKAZE où tout le monde chantait en coeur avec HIZUMI, (moi aussi bien sûr, toutefois sans garantie quant à l'impact météorologique que peuvent avoir mes cordes vocales aussi développées que celles de Jeanne Birkin...), les D'espairsRay se dirigent doucement vers les coulisses. J'ai la chance de recevoir en pleine face un crachat des plus rafraîchissants de la part de ZERO (en espérant qu'il n'ait pas la grippe porcine... hum) que j'accueille presque avec bonheur tellement la chaleur était insupportable.

 

Petit rappel d'une dizaine minutes environ, qui a parfois pris des ambiances de stades de foot avec l'incontournable Seven Nations Army. Le groupe ne se fait donc pas désirer trop longtemps et c'est TSUKASA qui refait d'abord son entrée, une flûte traversière à la main... Euh changement de casting ? Non, simplement une petite impro reprenant le thème de Princesse Mononoké. J'aime ce genre de surprise inattendue ! Les autres membres le rejoignent rapidement sur scène, HIZUMI ayant un petit papier à la main... Ah, ça sent la langue de Voltaire massacrée à plein nez. Mais non, HIZUMI nous offre un "Vous vous amusez ?" prononcé presque sans le moindre accent (imaginez les heures d'entraînement qu'il lui a fallut... je suis impressionnée). A notre "OUI" plus qu'enthousiaste il enchaîne avec un "Vous êtes chaud Paris ?" puis un "Nous aushi" d'un ton prédateur. Mais HIZUMI aimerait bien que ses petits camarades se jettent à l'eau aussi, y'a pas de raisons hein : "Dis quelque chose Karyu !", mais non Karyu décide de faire son autiste malgré les encouragements chaleureux du public... "MISS" nous dit l'ami HIZUMI d'un petit air moqueur. Bon, peut-être aura-t-il plus de succès du côté de ZERO ? Ce dernier répond, certes, mais ne se mouille pas trop : "Konbanwa ! Nous voilà enfin Paris" (en japonais). Bon, et TSUKASA ? Carton plein : un "BON-BONJURU... BON-JURU ! et un "DJETAIME" que l'on aurait pu croire prononcés par un véritable samouraï. Alors oui forcément, tout le monde a bien rigolé. HIZUMI retente tout de même sa chance avec Karyu qui se décide à parler cette fois-ci : "On prkhbqj nouterte vié"... Interrogation du public. Raté. "One more... On prend notre... vié." Peu de gens auront réussi à bien déchiffrer le message du guitariste, mais l'important était qu'il prenne son pied, hein. Plus sérieusement, j'ai vraiment adoré ce petit moment, assez drôle il faut le dire, et surtout parce qu'il est assez rare de voir les groupes faire l'effort de (tenter de) communiquer en français.

 

Les derniers morceaux s'enchaînent bien trop vite à mon goût... et quel bonheur lorsque j'entends les premiers accords de HOLLOW ! HIZUMI sort même un petit tambourin pour l'occasion, histoire de marquer le coup. De loin ma piste préférée de tout ce petit concert... une ambiance totalement démentielle avec un public investi à 300% qui chante les fameux "LALALALA" à la demande de HIZUMI. Puis il annonce déjà... "LAST SONG". Je suis un peu déçue, ils n'ont finalement pas joué Forbidden, ma préférée de Coll:set.... Vous imaginez mon état quand je reconnais finalement la dite chanson ! Je n'ai pas épargné les oreilles de mes voisins et j'ai chanté à m'en sectionner le peu de cordes vocales qu'il me restait. Je n'aurais jamais voulu quitter La Cigale ce soir-là... et c'est déjà toute pleine de nostalgie que je regarde les D'espairsRay saluer une dernière fois les fans.Très proches de leur public jusqu'à la fin, ils ne lésinent pas sur les lancers de médiators ou les poignées de main... et j'en suis d'ailleurs ressortie avec une de l'ami HIZUMI. Le sourire aux lèvres jusqu'au bout, le groupe fait ses derniers adieux. 

C'est quand le prochain ? Je signe tout de suite.


Tracklist : 


Lizard

REDEEMER

Trickster

Scissors

Kohaku
Grudge

Sixty Nine

Desert

Infection

Masquerade

Angeldust

Mirror

Paradox 5

Garnet

Horizon

Screen

Bullet

Yozora

Kamikaze


Rappel


Born

Hollow

Fuyuu Shita Risou

Forbidden


 

 

 

Bref, en quelques mots on pourrait donc dire que Dir en Grey était efficace, Girugämesh très intense et D'espairsRay grandiose.

Ils sont si extraordinaires en concert que je ne saurais véritablement décrire le choc psycho-spirito-physique qui s'est produit ce soir-là à La Cigale (même si j'espère avoir réussi à en rendre l'atmosphère). Rien à revoir : setlist extasiante répartie sur leurs trois albums (et même quelques face B inattendues !), ambiance démente, communication parfaite. Certes, mais ça, Girugämesh me l'avait aussi montré ; non ici y'a eu ce petit "truc" inexplicable qui a fait de ce concert un moment inoubliable et magique... Et ces garçons sont d'une classe à tomber, ce qui ne fait qu'augmenter le plaisir de les voir. Inoubliable.







22nd-Jun-2009 11:13 am - Fête de la musique
Ruki
Excellente fête de la musique... couchée à 4h du matin 8D
On a squatté le bld St-Michel pour aller voir les groupes de visustylekikoosisi. Dark Sneider c'était bien pourri, juste bon à headbanguer.
Marie ne brillait ni par son originalité ni par ses compétences musicales mais c'était un groupe sympathique, les membres essayaient de communiquer avec ce qu'on pourrait à peine appeler un public. J'ai headbangué comme une furie au premier rang, me suis bien défoulée. Il y avait aussi des choré méga kitch, petitscoeursétouétou... 'Fin cool.
Le chanteur était mignonet.




En repassant bld St-Michel à la fin de la soirée je les ai recroisés, et je leur ai un peu parlés en japonais. C'était drôle :B

2nd-Jun-2009 12:48 am - nevrose encore...
Ruki
 
J'ai passé la journée à rien foutre... J'ai à peine réussi à réviser pour mon DS de latin, la grosse marrade que ça va être *_* Vive le test de rattrapage pour se planter deux fois plus HEIN.
M'enfin j'ai passé un super bon WE, samedi à Bastille avec Auriane, on a méga craqué nos rages en shopping... Me suis achetée une super belle robe punk violet-léopard ♥
On y retourne samedi normalement, méga hâte ! Vais prendre mes gants en cuir, et je pense que j'aurai enfin mes rajouts roses si c'est pas trop cher... Wait and See. 
J'ai revu mon frère aussi, 2 mois c'est très long mine de rien. Jetaimejacky ♥

Dans 10j Diru, je peux plus attendre... Je veux aller à la dédicasse ° ° 

Je suis en pleine addiction à Lolita23q de nouveau... Leur dernier album est vrament très sympa, franchement électro c'te fois-ci et pas pour me déplaire :)
J'ai regardé la moitié de leur dernier DVD live... TROP GENIAL ! Bonne ambiance en live, Sou est une vraie pile électrique... avec une bouille à croquer ♥ J'ai crisé ma rage pour le coup, c'est impossible d'être aussi mignon et d'en jouer sans être détestable ou vraiment too much... De ttes façons je crois que personne ne peut lui résister et il le sait ahah !



Pheromone Cherry ♥
22nd-May-2009 05:00 pm - Live report Girugamesh
Ruki
 CRAZY TOUR 2009 IN EUROPE

 

Levée à 7h, et après avoir vidé un tiers de ma bombe de laque sur le crâne et enfilé ma tenue de combat, je me rends à la Loco, assez impatiente. A peine arrivée, j'apprends qu'une cinquantaine de personnes ont campé devant la salle... Ah oui, quand même. Les six heures d'attente dans la pluie et le vent m'ont vraiment paru interminables. Mais je me suis occupée comme j'ai pu, discutant ça et là, m'amusant devant la réaction des touristes venus observer le Moulin Rouge, tous plutôt intrigués de le voir investis de tous ces jeunes au look étrange... Il y avait de quoi.

Un bon nombre de gens ont essayé de rejoindre la file par les côtés, comprimant les premiers venus contre les vitres du Moulin Rouge, ce qui a rendu la fin de l'attente après l'ouverture des portes assez invivable... Enfin tout est relatif, ce n'était pas grand chose comparé aux furies de Miyavi... Disons que je suis rodée maintenant. 

Enfin dans la salle vers 14h30, la fosse est déjà pas mal remplie, et je me mets sur le côté aux environs du 7e ou 8e rang. Du Linkin Park en guise de musique d'attente, et déjà les premiers pogos... Mise en bouche ? Ca promet en tout cas. Les mouvements de foule me permettent déjà de gagner deux ou trois rangs.

 

   

 

 * *

 

Vers 15h, l'intro de l'album MUSIC retentit, dans un concert de flash lumineux. Toute la fosse s'agite au rythme de ce sample "transe", et les pogos recommencent. A peine le temps de respirer que les membres de girugämesh sont déjà sur scène, tout de noir vêtus, ayant troqué leurs habituels costumes pour des sweets à capuche. On reconnaît très vite les premier rifts de Break Down et un immense BREAK DOWN résonne dans toute La Loco, poussé en coeur par une foule que le vent et la pluie n'a pas refroidi d'un poil. C'est parti pour deux heures de show qui s'annoncent intenses et plutôt violentes ! Excellente chanson pour captiver toute une salle qui se déchaîne déjà et répond avec vigueur aux invitations de Satoshi : on chante, on saute, on crie, on lève le point...

Pas un seul moment de répit, Satoshi met sa capuche sur sa tête (ah, la mise en scène... !) et les girugamesh enchaînent directement avec ULTIMATE4 comme sur l'album. Nous sommes d'ors et déjà tous prêts à scander les très attendus "it's come into a scream" et "everybody's going crazy". Une très bonne chanson pour continuer le show, assez brutale, si bien que je manque de tomber à plusieurs reprises à cause des pogos qui reprennent de plus belle. Suit FREAKS, et ses tonitruants YOU FREAK ! que Satoshi nous laisse le soin de hurler à sa place, puis Angry Juice, avec le slap de Shuu à la basse qui est absolument jouissif en live. 

 

Pour se remettre un peu de ces premiers morceaux "épiques", Satoshi nous annonce "new song, ALIVE !", leur nouveau single en avant-première ! On bouge plus tranquillement, en savourant notre petit privilège : titre de la trempe de MUSIC, avec de petits passages rapés et un refrain clair et enthousiaste à la Break Down.


Quand j'entends les premières notes de Dance Rock Night, j'explose de joie : une de mes chansons préférées du groupe. "Dancing all the night... !" Ambiance explosive pour un titre qui l'est tout autant, la fosse saute en rythme comme un seul homme, et, au fameux "one break time... two break time... three break time...", répond un immense "SAWAGE !!" prêt à faire écrouler la Loco : démentiel ! Il me semble aussi qu'ils ont joué enishi dans ces premières chansons, titre qui clotûre MUSIC et qui fait merveille en concert.

Le son est très bon (en tout cas pour moi, avec des boules quies), l'éclairage fait son petit effet, Satoshi assure tant en voix claire, qu'en dead voice ou growl, avec quelques fausses notes ou faiblesse vocales par moment, mais très vite oubliées. Je suis déjà pleinement conquise, MUSIC a vraiment beaucoup plus de force en live ! Les membres sont vraiment tous excellents : Satoshi a beaucoup de présence, Shuu et Nii en imposent et occupent bien la scène, Ryo, qui invite sans cesse les fans à se déchaîner, est aussi adorable qu'énergique, soutenant le rythme intense du son des girugamesh avec brio. 

 

Et là commence une suite de morceaux qui auraient eu de quoi nous achever complètement (mais le public français est irréductible, ils auraient dû s'y attendre... et ils allaient en faire l'expérience). Je ne me rappelle plus de l'ordre exact, mais ils ont joué CRAZY-FLAG, avec Ryo qui se lève pour frapper de toutes ses forces sur ses cymbales avant chaque refrains, Deceive Mad Pain, Shadan, smash!!, qui a été une excellente surprise pour moi, je ne l'attendais vraiment pas, Vermillon, Volcano... Assez difficile de headbanguer dans la fosse, j'ai dû un peu pousser les gens devant moi avec mes coudes pour me laisser de la place, mais je ne pouvais pas ne pas m'éclater les cervicales sur Volcano ! 

 

  


 

Au niveau du public, bonne surprise aussi, beaucoup plus agréable qu'à miyavi. Quelques énergumènes un peu violentes, sûrement dû à une masculinisation plus importante des fans pour le quatuor au son lourd que pour une belle gueule comme MYV, mais dans l'ensemble la fosse était beaucoup plus aérée et nettement plus civilisée.

Les pogos deviennent de plus en plus violents (je me suis baladée pas mal dans la fosse, en mode matrix pour éviter de me casser le nez sur le sol de La Loco) et les slams commencent... Je n'avais jamais vu autant de slams à un concert de visual ! Shuu s'est pris à headbanguer avec un fan monté sur scène, Satoshi s'est plusieurs fois fait prendre par la taille (un peu violemment quelquefois quand même, c'est qu'il n'est pas très épais...), la grande folie sur scène ! Le vigile a dû suer et nous détester à jamais. Anecdote assez drôle aussi : un fan attrape Satoshi par le cou, ce dernier passe son bras autour de sa taille, et le vigile tente tant bien que mal de virer cet énergumène mais, un peu perdu, le lâche assez rapidement voyant qu'il emporte avec lui le pauvre petit chanteur. 

Bref, ça n'arrêtait pas... et avec quelques ratés, comme la malheureuse qui s'est jetée alors que tout le monde s'était écarté (je vous laisse le soin de deviner le poids moyen d'un fan de girugamesh). J'essaie de sauver ma peau, et je m'en sors plutôt pas mal, avec seulement quelques coups... jusqu'à ce que je me prenne un mec qui devait faire trois fois ma taille juste sur ma nuque... ah oui, j'en souffre encore. 

Je ne sais plus à quel moment, toutes les lumières se baissent, suspense... Et ce sont les premières notes du thème de Mission Impossible ! Bonne surprise (ou pas... pour ceux qui les avaient déjà suivi l'année dernière !), et bonne occasion pour chauffer le public un bon coup, histoire de se donner encore un peu !  

Je me rappelle vaguement de quelques anecdotes sympathiques : Satoshi s'amusant à faire du air guitar à côté de Nii pendant son solo en se bidonnant comme un gamin, Nii attrapant une casquette au vol et la mettant sur la tête pour se mettre à headbanguer...  La grosse marrade ! Du moins, les membres avaient vraiment l'air de s'éclater autant que nous, ce qui est plutôt plaisant à voir.

 

Avec tout les mouvements de foules, je me retrouve très vite au 3/4e rang en plein milieu, et enfin au 2e rang juste en face de Satoshi, place de choix pour apprécier une petite pause bienvenue avec puzzle, ma chanson préférée de MUSIC, suivie de Ishtar. Très belle performance vocale de Satoshi sur ces deux titres, assez riche en émotion aussi. J'ai remercié intérieurement le public d'avoir respecter la superbe fin de Ishtar où Satoshi se laisse aller à de longues vocalises, (de quoi faire pâlir Rihanna... )
 

 

Le groupe a repris avec quelques autres morceaux plus agressifs, dont evolution. Vraiment, l'une des meilleures chansons de MUSIC pour ma part, mais sur le coup je n'ai pas pu tellement en profiter à cause de la violence des mouvements de foule, vraiment horrible... Je sais pas combien de slams je me suis pris sur la tête. Titre très très intense, où tout le monde scande les "Listen to my evolution" à fond !  Puis Shuu nous a fait un petit speech en anglais (il a même sorti son petit papier pour l'occasion...) en peinant à faire taire le public surexcité qui semble indifférent à ses nombreux "Chut"... Soit : "ARE READY ? ARE YOU CRAZY ?" Bien évidemment, nous l'étions... et d'autant plus lorsque l'on entend les premières notes de patchwork... Quelle bonne nouvelle ! J'avais vraiment trop espéré qu'ils la jouent ! Titre pas mal criard, on a tous bien souffert je crois, la chaleur commençait vraiment à devenir difficilement supportable.

Et puis déjà, tout ça sent la fin... les membres s'en vont une première fois. On crie pour les faire revenir, et ils ne tardent pas à réapparaître pour jouer le très attendu Kowarete Iku Sekai. En plein milieu, au deuxième ou troisième rang, je regarde Satoshi avec des yeux comme des soucoupes, complètement absorbée par le titre. Sublime, magnifique, prenant... Les qualificatifs me manquent encore pour décrire l'ambiance qui envahit La Loco le temps de quelques minutes. C'est qu'ils auront même réussi à m'arracher une petite larme... Les membres quittent la scène un par un, en silence. La fin a malheureusement été gâchée par des fans peu respectueux qui les exhortaient déjà à revenir alors que le titre n'était même pas fini...

Je prie pour qu'ils reviennent encore une fois... Et après d'interminables minutes, ils sont enfin de retour, vêtus des petits tshirts de la tournée pour entamer shining, ma chanson préférée de girugamesh. Je chante sur tout le titre, je profite un maximum de ce dernier morceau, où Satoshi nous invite à chanter un morceau du refrain à sa place. 

Et voilà, c'est fini... derniers adieux aux public, dernières photos avec le grand drapeau blanc préparé par les fans en souvenir de ce concert mémorable. Shuu s'est même essayer au slam jump pour notre plus grand bonheur, et je vois enfin Ryo de près qui tape dans les mains de tout le monde en affichant un sourire terriblement adorable. Les membres ont l'air d'avoir apprécié le show autant que nous ! Trop vite, ils disparaissent finalement dans les coulisses... Je suis déjà nostalgique.

 

 

 

 * *

Si je devais résumer ce concert en un mot, je choisirais sans hésiter le qualificatif INTENSE. L'orage girugämesh explose, et il disparaît aussi vite qu'il s'est déclenché. Mais cela tient sans aucun doute de la conception de la musique qu'a le groupe : des morceaux courts, qui concentrent d'autant mieux leur puissance d'impact, pour la laisser éclater avec encore plus de force. De là tient aussi le seul reproche que je pourrais formuler : concert beaucoup trop court, qui a ses grands absents, qu'on voyait tous pourtant comme inévitables : Jarring Fly, Owari to Mirai, stupid, Asking Why... 

Ce qui est certain, c'est que les girugamesh ont mis la barre très haute et qu'il sera difficile de faire mieux... En tout cas, ils ont promis de revenir l'année prochaine, et soyez-en sûrs, j'y serai !

 

 

 

Tracklist approximative :

 

INTRO

Break Down

ULTIMATE4

FREAKS

Angry Juice

ALIVE

CRAZY-FLAG

DANCE ROCK NIGHT

enishi

Shadan

Mission Impossible Theme

Deceived Mad Pain

Volcano

puzzle

Ishtar

- MC Shuu -

patchwork

Vermillon

smash!!

evolution

- ENCORE 1 -

Kowarete iku Sekai

- ENCORE 2 - 

shining

 


NOTE : Ce sont mes photos et vidéos, sauf pour les 2 photos de Satoshi :)

22nd-May-2009 04:56 pm(no subject)
Ruki
ARE YOU CRAZY ?

 

Je sais je reviens encore à mon LJ... je dois vraiment l'aimer pour le maintenir en vie comme ça, faut croire °_° Bref... Je n'arrive toujours pas à me remettre du concert de Girugamesh et j'ai encore super mal à l'épaule alors que ça fait déjà 5 jours... Super ! Et je remets ça dans trois semaines avec Dir en Grey, j'ai déjà hâte, même si je ne les suis qu'occasionnellement et que je n'en suis pas fan au même point que Giru.

 

Aujourd'hui je me suis tellement ennuyer en cours de français que j'ai lu au moins une dizaine d'interview de Giru... Ils ont vraiment un Q.I d'huître... mais je suppose que c'est ce qui les rend attachants x)

 

Les perles : 

 

Pour Satoshi 

Girugamesh : Satoshi ressemble à un chinois. Sa barbe ne cesse de pousser rapidement, mais il la rase chaque matin. Il aime jouer avec les enfants car il a le même Q.I. qu’eux! Bien sur ses jambes sont courtes! Donc vous pourriez le trouver dans un enclos pour singes (rires)!… Pour finir il grignote toujours - par exemple une banane!



Q : Qu’allez vous faire les jours suivants? 

Satoshi : Manger des saucisses! 

ShuU : Boire de la bière le matin. Boire de la bière à midi. Boire de la bière le soir! Ça commence avec le petit déjeuner et ça finit au dîner.(rires) C’est mon programme de la journée. 

Nii : Je ferai pareil! 

Ryo : Moi aussi!



Q : C'est votre premier voyage en Allemagne, à quoi vous attendiez vous avant votre arrivée? 

ShuU : J’espérai trouver une petite amie (Satoshi rit). Mais notre but principal est notre concert. (Satoshi rit de nouveau) 

Girugamesh : Nous voudrions visiter la cathédrale monumentale. Et nous nous focaliserons sur les femmes allemandes et la bière.



Satoshi : Je suis Satoshi pour commencer! Un secret…

ShuU (en anglais) : « Je suis gay »

(tout le monde éclate de rire)

Satoshi : Si c’était vrai…Wow! Ce serait incroyable!

(tout le monde éclate de rire)

Satoshi : La nuit dernière, j’ai eu du steak au dîner. Et ce matin, j’ai aussi eu du steak au petit déjeuner. J’adore manger du steak. (rires)

 

 

[mood| excitée]

[music| Girugamesh - ALIVE]

 
 

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